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- Out 5, 2021
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A Lyon, l’ultradroite rend hommage à Quentin Deranque et tente d’éviter les dérapages
Près de 3 200 personnes, selon la préfecture, ont défilé dans le calme ce samedi après-midi pour dénoncer « l’extrême gauche qui lynche », une semaine après la mort du jeune homme. La préfecture du Rhône a annoncé avoir saisi la justice en raison de saluts nazis et d’insultes racistes et homophobes pendant la marche.
Les consignes avaient été claires, et supposément strictes : pour rejoindre la marche organisée samedi 21 février par la mouvance de l’extrême droite à Lyon, en mémoire de la mort de l’un des siens, Quentin Deranque, décédé une semaine plus tôt des suites de blessures reçues lors d’affrontements avec l’extrême gauche, les participants devaient éviter tout signe distinctif propre à cette famille politique.
La tâche était rude. Pas de drapeaux autres que français, pas de tatouages significatifs apparents, pas d’insultes, pas de « gogolerie », dans le jargon de l’extrême droite, pas même de cagoule ou de tour de cou pour se masquer le visage. Cette dernière condition avait été posée par la préfecture du Rhône pour autoriser la marche à la mémoire du jeune homme de 23 ans, dont les circonstances exactes du décès sont encore l’objet d’une enquête, ayant conduit d’ores et déjà à la mise en examen de sept personnes.
Ces circonstances dramatiques, ne semblent pas, bien au contraire, contrarier l’aspiration de l’extrême droite à ériger Quentin Deranque en martyr. Pour ce faire, il était nécessaire que soient évités tous débordements, toute violence attendue. Comme le dira pendant la marche un des organisateurs, mi-figue, mi-raisin : « C’est nous les gentils ».
Le Monde
Près de 3 200 personnes, selon la préfecture, ont défilé dans le calme ce samedi après-midi pour dénoncer « l’extrême gauche qui lynche », une semaine après la mort du jeune homme. La préfecture du Rhône a annoncé avoir saisi la justice en raison de saluts nazis et d’insultes racistes et homophobes pendant la marche.
Les consignes avaient été claires, et supposément strictes : pour rejoindre la marche organisée samedi 21 février par la mouvance de l’extrême droite à Lyon, en mémoire de la mort de l’un des siens, Quentin Deranque, décédé une semaine plus tôt des suites de blessures reçues lors d’affrontements avec l’extrême gauche, les participants devaient éviter tout signe distinctif propre à cette famille politique.
La tâche était rude. Pas de drapeaux autres que français, pas de tatouages significatifs apparents, pas d’insultes, pas de « gogolerie », dans le jargon de l’extrême droite, pas même de cagoule ou de tour de cou pour se masquer le visage. Cette dernière condition avait été posée par la préfecture du Rhône pour autoriser la marche à la mémoire du jeune homme de 23 ans, dont les circonstances exactes du décès sont encore l’objet d’une enquête, ayant conduit d’ores et déjà à la mise en examen de sept personnes.
Ces circonstances dramatiques, ne semblent pas, bien au contraire, contrarier l’aspiration de l’extrême droite à ériger Quentin Deranque en martyr. Pour ce faire, il était nécessaire que soient évités tous débordements, toute violence attendue. Comme le dira pendant la marche un des organisateurs, mi-figue, mi-raisin : « C’est nous les gentils ».
Le Monde
