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- Out 5, 2021
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En Irlande, l’équipe de France lance sa campagne vers le Brésil, et la Coupe du monde féminine de football 2027
Les Bleues du sélectionneur Laurent Bonadei affrontent, mardi, l’Irlande à Dublin. Et visent la première place du groupe 2, où figurent également la Pologne et les Pays-Bas, pour éviter « un autre chemin, beaucoup plus long ».
Pour la première fois depuis 2021, l’équipe de France féminine de football ne dispute pas de grand tournoi international à l’été 2026. Après un enchaînement infernal composé de l’Euro 2022, la Coupe du monde 2023, les Jeux olympiques 2024 et l’Euro 2025, les Bleues auront un peu de répit. « Cela permet de couper pleinement et se régénérer, avant d’enchaîner », salue l’attaquante Clara Mateo. Mais avant de profiter de cette coupure, les Françaises seront loin de se tourner les pouces.
Mardi 3 mars, les joueuses du sélectionneur Laurent Bonadei, troisièmes de la dernière Ligue des nations, ouvrent leur campagne des éliminatoires à la Coupe du monde 2027 par un déplacement à Dublin contre l’Irlande (19 h 30, heure de Paris). Si tout se passe bien d’ici au 9 juin, et qu’elles terminent en tête du groupe 2 également composé des Pays-Bas et de la Pologne, les Bleues disputeront à l’été 2027 au Brésil le sixième Mondial de leur histoire – et le cinquième successif. « Nous avons un grand objectif cette année : être premières, gagner tous nos matchs et nous qualifier pour la Coupe du monde », assène la défenseuse Maëlle Lakrar.
Car si l’équipe de France termine ailleurs qu’à la première place, elle devra passer par deux tours de barrage d’ici à la fin de l’année. Un parcours du combattant dont les joueuses ont conscience. « On sait que si on n’arrive pas à atteindre la première place, il y a un autre chemin, beaucoup plus long, réagit Clara Mateo. Si on peut s’éviter ça afin de se projeter directement vers la compétition pour la préparer pleinement… »
« On doit assumer ce statut de favorites »
Septième au classement FIFA, la France est l’équipe la mieux classée de son groupe devant les Pays-Bas (11e), la Pologne (24e) et l’Irlande (27e). « On doit assumer ce statut de favorites », plaidait Laurent Bonadei en début de rassemblement.
Les Irlandaises ne leur sont pas inconnues, les Tricolores les ayant affrontées lors des éliminatoires de l’Euro 2025. Le 5 avril 2024, la France l’avait emporté à Metz (1-0), avant de s’incliner (3-1), au mois de juillet suivant, à Cork. « Cela a toujours été difficile de jouer là-bas. C’est une équipe hargneuse et très puissante physiquement, analyse Maëlle Lakrar. Mais nous avons les armes pour ramener les trois points. » Pour Clara Mateo, il faudra à son équipe « de la patience face à un adversaire bien en place ».
Quatre jours après ce déplacement irlandais, les Bleues accueillent, samedi 7 mars à Dijon (21 h 10), la Pologne, qui s’est qualifiée en 2025 pour son premier Euro. « Pas mal de joueuses polonaises évoluent en Première Ligue [le championnat de France]. Elles ont de très bonnes individualités », développe l’attaquante du Paris FC. Evoluant, elle, au Real Madrid, Maëlle Lakrar a « l’habitude de jouer contre Ewa Pajor », avant-centre vedette du FC Barcelone, qui occupe la tête du classement des buteuses de la Liga.
En avril (les 14 et 18), la France affrontera ses plus grandes rivales – sur le papier –, les Néerlandaises, championnes d’Europe 2017 et vice-championnes du monde 2019. Lors de leur dernier match contre les Oranjes, à l’Euro 2025, les Françaises l’avaient remporté (5-2). « Les Pays-Bas restent une grande nation de football. Elles auront une revanche à prendre de l’Euro », se méfie le sélectionneur tricolore.
Le Mondial au Brésil, « un rêve extrêmement stimulant »
D’autant qu’en plus des joueuses écartées de la sélection en 2025 (Wendie Renard, Eugénie Le Sommer et Kenza Dali), Laurent Bonadei commence cette campagne qualificative sans deux joueuses majeures : la capitaine Griedge Mbock et la latérale Selma Bacha, toutes deux blessées.
A seulement 25 ans, Maëlle Lakrar devrait être propulsée en patronne de la défense des Bleues, aux côtés de jeunes joueuses, comme Alice Sombath ou Thiniba Samoura (22 ans toutes les deux). « Nous avons de bonnes défenseuses que j’essaie d’accompagner le mieux possible. Elles ont du temps de jeu en club et avec l’équipe de France. Elles ont déjà joué l’Euro. Elles sont prêtes à jouer ces matchs-là », juge la joueuse du Real.
Si Laurent Bonadei répète que la base de son groupe en vue du Mondial 2027 est déjà « établie », il ne s’interdit pas de « l’élargir à de jeunes joueuses ». Comme la milieu de terrain du Paris Saint-Germain, Anaïs Ebayilin, appelée pour la première fois sous le maillot bleu, à 18 ans. « Elle a montré qu’elle était performante depuis le début de la saison, observe Clara Mateo. Année après année, on voit de nouvelles têtes talentueuses en championnat de France. » Un renfort bienvenu pour les joueuses plus expérimentées. « Cela nous met de la concurrence et ça prouve que l’équipe de France a de l’avenir », salue Maëlle Lakrar.
Si les Bleues n’y sont pas encore, disputer une Coupe du monde au Brésil, grand pays du ballon rond, est « un rêve extrêmement stimulant », reconnaît Clara Mateo. Et pour oublier les multiples déceptions des éliminations successives en quarts de finale des Euro, des Jeux olympiques et des Coupes du monde, les Bleues auront besoin de puiser dans toutes les générations.
Le Monde
Les Bleues du sélectionneur Laurent Bonadei affrontent, mardi, l’Irlande à Dublin. Et visent la première place du groupe 2, où figurent également la Pologne et les Pays-Bas, pour éviter « un autre chemin, beaucoup plus long ».
Pour la première fois depuis 2021, l’équipe de France féminine de football ne dispute pas de grand tournoi international à l’été 2026. Après un enchaînement infernal composé de l’Euro 2022, la Coupe du monde 2023, les Jeux olympiques 2024 et l’Euro 2025, les Bleues auront un peu de répit. « Cela permet de couper pleinement et se régénérer, avant d’enchaîner », salue l’attaquante Clara Mateo. Mais avant de profiter de cette coupure, les Françaises seront loin de se tourner les pouces.
Mardi 3 mars, les joueuses du sélectionneur Laurent Bonadei, troisièmes de la dernière Ligue des nations, ouvrent leur campagne des éliminatoires à la Coupe du monde 2027 par un déplacement à Dublin contre l’Irlande (19 h 30, heure de Paris). Si tout se passe bien d’ici au 9 juin, et qu’elles terminent en tête du groupe 2 également composé des Pays-Bas et de la Pologne, les Bleues disputeront à l’été 2027 au Brésil le sixième Mondial de leur histoire – et le cinquième successif. « Nous avons un grand objectif cette année : être premières, gagner tous nos matchs et nous qualifier pour la Coupe du monde », assène la défenseuse Maëlle Lakrar.
Car si l’équipe de France termine ailleurs qu’à la première place, elle devra passer par deux tours de barrage d’ici à la fin de l’année. Un parcours du combattant dont les joueuses ont conscience. « On sait que si on n’arrive pas à atteindre la première place, il y a un autre chemin, beaucoup plus long, réagit Clara Mateo. Si on peut s’éviter ça afin de se projeter directement vers la compétition pour la préparer pleinement… »
« On doit assumer ce statut de favorites »
Septième au classement FIFA, la France est l’équipe la mieux classée de son groupe devant les Pays-Bas (11e), la Pologne (24e) et l’Irlande (27e). « On doit assumer ce statut de favorites », plaidait Laurent Bonadei en début de rassemblement.
Les Irlandaises ne leur sont pas inconnues, les Tricolores les ayant affrontées lors des éliminatoires de l’Euro 2025. Le 5 avril 2024, la France l’avait emporté à Metz (1-0), avant de s’incliner (3-1), au mois de juillet suivant, à Cork. « Cela a toujours été difficile de jouer là-bas. C’est une équipe hargneuse et très puissante physiquement, analyse Maëlle Lakrar. Mais nous avons les armes pour ramener les trois points. » Pour Clara Mateo, il faudra à son équipe « de la patience face à un adversaire bien en place ».
Quatre jours après ce déplacement irlandais, les Bleues accueillent, samedi 7 mars à Dijon (21 h 10), la Pologne, qui s’est qualifiée en 2025 pour son premier Euro. « Pas mal de joueuses polonaises évoluent en Première Ligue [le championnat de France]. Elles ont de très bonnes individualités », développe l’attaquante du Paris FC. Evoluant, elle, au Real Madrid, Maëlle Lakrar a « l’habitude de jouer contre Ewa Pajor », avant-centre vedette du FC Barcelone, qui occupe la tête du classement des buteuses de la Liga.
En avril (les 14 et 18), la France affrontera ses plus grandes rivales – sur le papier –, les Néerlandaises, championnes d’Europe 2017 et vice-championnes du monde 2019. Lors de leur dernier match contre les Oranjes, à l’Euro 2025, les Françaises l’avaient remporté (5-2). « Les Pays-Bas restent une grande nation de football. Elles auront une revanche à prendre de l’Euro », se méfie le sélectionneur tricolore.
Le Mondial au Brésil, « un rêve extrêmement stimulant »
D’autant qu’en plus des joueuses écartées de la sélection en 2025 (Wendie Renard, Eugénie Le Sommer et Kenza Dali), Laurent Bonadei commence cette campagne qualificative sans deux joueuses majeures : la capitaine Griedge Mbock et la latérale Selma Bacha, toutes deux blessées.
A seulement 25 ans, Maëlle Lakrar devrait être propulsée en patronne de la défense des Bleues, aux côtés de jeunes joueuses, comme Alice Sombath ou Thiniba Samoura (22 ans toutes les deux). « Nous avons de bonnes défenseuses que j’essaie d’accompagner le mieux possible. Elles ont du temps de jeu en club et avec l’équipe de France. Elles ont déjà joué l’Euro. Elles sont prêtes à jouer ces matchs-là », juge la joueuse du Real.
Si Laurent Bonadei répète que la base de son groupe en vue du Mondial 2027 est déjà « établie », il ne s’interdit pas de « l’élargir à de jeunes joueuses ». Comme la milieu de terrain du Paris Saint-Germain, Anaïs Ebayilin, appelée pour la première fois sous le maillot bleu, à 18 ans. « Elle a montré qu’elle était performante depuis le début de la saison, observe Clara Mateo. Année après année, on voit de nouvelles têtes talentueuses en championnat de France. » Un renfort bienvenu pour les joueuses plus expérimentées. « Cela nous met de la concurrence et ça prouve que l’équipe de France a de l’avenir », salue Maëlle Lakrar.
Si les Bleues n’y sont pas encore, disputer une Coupe du monde au Brésil, grand pays du ballon rond, est « un rêve extrêmement stimulant », reconnaît Clara Mateo. Et pour oublier les multiples déceptions des éliminations successives en quarts de finale des Euro, des Jeux olympiques et des Coupes du monde, les Bleues auront besoin de puiser dans toutes les générations.
Le Monde
